Le sujet Nous sommes nombreux à avoir vu un être cher emporté par le cancer. L’annonce du diagnostic, la chirurgie et la chimiothérapie avec leur lot d’espoirs ou de déceptions, l’incertitude,… autant de souvenirs source de tendresse, de tristesse, de regrets, ou de rancoeur, et presque toujours source d’une compréhension nouvelle de la condition humaine. Si la médecine trouve ses racines dans l’empathie face aux souffrances d’autrui, son succès repose sur l’observation distanciée des faits et sur la rationalité de la preuve. Le médecin a devant lui un être humain qu’il faut soulager, un problème de diagnostic à résoudre, et le casé chéant une pathologie intéressante susceptible d’enrichir sa connaissance et celle de ses pairs. L’intégration de ces points de vues contribue à la richesse et à la difficulté de la profession. Au-delà des patients et des professionnels, le cancer est traité dans
une institution, l’hôpital. Dans ce lieu ouvert 24h/24, où l’on
mange,
dort, joue et apprend, se côtoient des personnes issues d’horizons Nous allons avec Demain j’irai mieux filmer la vie d’un
service de
cancérologie pédiatrique sur un an. Parce que la mort d’un
enfant est
incompréhensible, injuste et bouleversante, les enjeux sociaux et Une rencontre Le Dr. Eric Sariban co-dirige le service d’onco-pédiatrie de l’Institut Reine Fabiola. Nous l'avons d’abord aperçu lors des séminaires de l’Institut de Recherche en Biologie Humaine et Moléculaire qui ont lieu tous les jeudis à 13h à l’Hôpital Erasme. Nous avons plus tard eu connaissance du livre Demain j’irai mieux co-écrit par le Dr Sariban et Aurore D'Haeyer sur l’unité d’onco-pédiatrie. Comme nous étions depuis plusieurs années attirés par l’idée d’un film en milieu hospitalier, nous avons décidé de le rencontrer pour parler d’un tournage dans son service. L’homme nous a frappés par sa chaleur, son franc parlé,
un rien
contestataire, un excellent sens de l’humour et une rafraîchissante
ouverture d’esprit. Il fut d’emblée enthousiaste, attitude
rare dans Ces repérages ont commencé par une consultation durant
laquelle le Dr
Sariban recevait une femme dont la fille de deux ans venait d’être
admise en onco-pédiatrie après l’ablation d’une
tumeur
cérébrale. La chirurgie avait laissé des séquelles
importantes. Le Dr Sariban possédait une qualité que nous admirions déjà plus
que toute autre chez
le Dr Nagesh (un de nos films précédents) : cette intelligente
capacité d’énoncer les vérités difficiles tout en étant
réconfortant et
profondément humain. Nous fûmes aussi impressionnés par
l’étendue des
problématiques abordées et la gamme d’émotions vécues
durant cette
entrevue d’une heure à peine. Les sourires et les pleurs se
sont Tournage: D'octobre 2006 à Mars 2008 Réalisateurs:
Vincent Detours et Dominique Henry
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